Macky Sall, seul candidat africain en lice pour le poste de Secrétaire général de l’ONU
A
ncien président du Sénégal et ex-président de l’Union africaine, Macky Sall a officiellement présenté sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies. Soutenu par le Burundi mais sans appui officiel de Dakar ni de l’Union africaine, il se positionne comme le seul candidat africain dans une course dominée par l’Amérique latine.
Contexte de la candidature
Le 22 avril 2026, Macky Sall a défendu son projet devant l’Assemblée générale de l’ONU. Il affronte Michelle Bachelet (Chili), Rafael Grossi (Argentine) et Rebeca Grynspan (Costa Rica). Sa candidature, déposée par le Burundi, illustre une volonté africaine de peser dans la gouvernance mondiale, malgré l’absence de consensus continental.
Les axes de son programme
- Réformer le multilatéralisme : relier paix, sécurité et développement.
- Diplomatie préventive : renforcer la médiation et l’alerte précoce.
- Réforme institutionnelle : rationaliser les structures de l’ONU et améliorer l’efficacité des opérations de maintien de la paix.
- Justice mondiale : obtenir deux sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité.
- Défis globaux : climat, dette des pays en développement, inégalités sociales, droits humains universels.
Forces et faiblesses
Forces :
- Expérience politique de près de 40 ans, dont 12 ans à la présidence du Sénégal.
- Leadership africain reconnu, ancien président de l’Union africaine.
- Vision ambitieuse pour réformer l’ONU et bâtir des ponts entre Nord/Sud, Est/Ouest.
Faiblesses :
- Absence de soutien officiel du Sénégal et de l’Union africaine.
- Contestations internes liées aux violences politiques au Sénégal (2021-2024).
- Tradition onusienne favorisant une rotation vers l’Amérique latine.
- Risque de veto au Conseil de sécurité.
Réactions et soutiens
Certains diplomates africains et occidentaux saluent la pertinence de sa candidature, mais beaucoup soulignent son isolement diplomatique. L’absence d’un appui clair de l’Union africaine fragilise ses chances, alors que l’ONU privilégie souvent des candidatures consensuelles.
Perspectives et enjeux
Le Conseil de sécurité auditionnera les candidats durant l’été 2026 avant de recommander un nom à l’Assemblée générale. Le nouveau Secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027. Pour l’Afrique, l’enjeu est majeur : obtenir une voix forte dans la gouvernance mondiale et avancer vers une réforme du Conseil de sécurité.
Conclusion
La candidature de Macky Sall est audacieuse mais fragile. Elle incarne l’ambition africaine de participer pleinement à la refondation du multilatéralisme, tout en révélant les limites d’un continent encore divisé sur ses choix stratégiques. La question demeure : l’Afrique saura-t-elle imposer sa voix dans la succession d’António Guterres ?

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